La journée du 7 mai a été pourtant particulièrement belle : c’était jour de communion solennelle. L’occasion d’oublier pour quelques heures la dure réalité de l’Occupation et de la guerre.
Un déluge de feu
Ce bonheur prend fin brutalement à 23h45 lorsque les sirènes de Saint-Jacques sonnent l’alerte. Une pluie de bombes s’abat alors sur la ville, durant vingt-cinq interminables minutes. Bruz n’est plus qu’un amas de décombres ravagé par des incendies. Les survivants quittent les ruines de leurs habitations pour se précipiter au secours des blessés.
Une deuxième vague meurtrière
L’accalmie est de courte durée. Deux minutes à peine après la première attaque, une seconde vague vient faucher les courageux citoyens venus secourir leurs voisins, allongeant encore la liste des victimes.
Une vision d’apocalypse
Les premiers sauveteurs venus de la campagne environnante et des bourgades voisines découvrent une vision d’apocalypse. Il s’agit avant tout de sauver des flammes ceux qui n’ont pas péri sous les bombes et restent prisonniers des décombres.
Le dévouement de tous est magnifique, et l’hospitalité des fermes les plus proches facilitera grandement la tâche des médecins et des infirmiers.
Une erreur tragique
Ce bombardement dévastateur n’est pas comme on pourrait le penser l’oeuvre de l’aviation allemande, mais bien de la Royal Air Force.
Il est établi aujourd’hui avec une quasi certitude qu’il s’agit d’une tragique erreur : l’objectif était le dépôt de munitions du bois des Ormeaux. C’est donc à la suite d’une erreur de balisage que les aviateurs britanniques ont largué leurs bombes sur la commune.
Sa présidente, Marguerite Coutel, a publié des écrits sur cette tragédie.
Contact : 02 99 52 61 20.
Vous pouvez également consulter les ouvrages « Bruz de B à Z » et « Bruz la Martyre », en vente à l’accueil de la mairie et à l’Office de tourisme.










