Mise à jour le jeudi 5 mars 2026
Le Plan de sauvegarde communal déclenché depuis vendredi 23 janvier a été clôturé le 27 février.
Reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle
La Ville de Bruz a fait une déclaration de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
Pour permettre une indemnisation rapide des sinistrés, l’arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle a été publié dans le journal officiel le mardi 3 mars 2026.
Les personnes ayant subi des dégâts ont 30 jours pour transmettre leur déclaration de sinistre et l’arrêté de déclaration de catastrophe naturelle à leur assureur.
Avant de débuter le nettoyage de votre bien
- Prenez en photo les dégâts occasionnés pour votre assurance. Un constat d’expert peut être demandé par votre assurance.
- Effectuez une liste chiffrée de tous les objets perdus ou endommagés, accompagnée des documents permettant de prouver l’existence et la valeur des biens (par exemple factures, tickets de caisse, photographies).
- Ne jetez pas immédiatement vos objets endommagés. Conservez vos parpaings, meubles, électroménagers et autres éléments abîmés dans votre jardin ou dans un coin de votre logement. Les experts pourraient demander à les voir.
- Prenez aussi en photo les denrées alimentaires et produits périssables avant de les jeter.
Le gouvernement a mis en place un guide pratique pour remettre en état sa maison après une inondation
Adapter votre logement face aux inondations
Le « fonds Barnier »
Le Fonds de prévention des risques naturels majeurs, dit « Fonds Barnier », peut, sous certaines conditions, participer au financement des travaux de réduction de la vulnérabilité des biens exposés aux risques naturels. Il revient à la DDTM (la Direction Départementale des Territoires et de la Mer) d’instruire les demandes relatives à ce fonds.
Aussi, le fonds permet de financer le rachat des habitations et des bâtiments des entreprises qui sont gravement menacés par un risque naturel majeur. Ces biens peuvent également être rachetés s’ils ont été sinistrés à plus de la moitié de leur valeur, par exemple à la suite d’une inondation.
Comment savoir si je suis éligible à cette mesure ?
- Pour savoir si vous êtes éligible, un formulaire est disponible sur : https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/ille-et-vilaine-35-acquisition-amiable-sinistre
- Plus d’informations : https://www.georisques.gouv.fr/etre-accompagne/le-soutien-financier-du-fonds-barnier-0
Le dispositif Alabri
Porté par l’EPTB Eaux & Vilaine avec le soutien de l’État (fonds Barnier), le dispositif Alabri aide à rendre votre logement ou votre entreprise moins vulnérable aux inondations.
Ce dispositif se décline en trois phases :
- Diagnostic :
Bénéficiez d’une visite technique de votre bien donnant lieu à un diagnostic complet. Pris en charge à 100%.
- Des solutions adaptées à vos besoins :
Choisissez vos travaux parmi les solutions proposées dans le rapport détaillé.
Exemples de travaux : batardeaux, clapet anti-retour, mise hors d’eau des équipements électriques, pompe de cave, etc.
Le diagnostiqueur vous accompagnera ensuite dans le suivi du chantier.
- Subvention
Les travaux peuvent être subventionnés à 80 % pour une habitation et à 40 % pour une entreprise de moins de 20 salariés.
Plus d’informations : https://alabri.eaux-et-vilaine.bzh/
Prenez soin de vous :
Après une inondation, il est normal de se sentir fatigué, stressé ou dépassé. Les conséquences ne sont pas seulement matérielles. Elles peuvent aussi être physiques et psychologiques.
N’hésitez pas à en parler avec votre médecin traitant ou bien la plateforme nationale d’accompagnement psychologique : https://www.ameli.fr/assure/remboursements/rembourse/remboursement-seance-psychologue-mon-soutien-psy
Communiqué sur la monté des eaux du jeudi 19 février 2026
Vous avez été nombreux à nous interroger sur la hausse rapide du niveau de la Vilaine, certains évoquant un éventuel « lâcher de barrages » décidés pour protéger Rennes.
Non, il n’y a pas eu de lâcher d’eau volontaire le jeudi 19 février 2026.
La montée de la Vilaine s’explique par :
- Des sols saturés, après plusieurs mois de fortes pluies, les sols n’absorbent plus l’eau qui ruisselle directement vers les cours d’eau.
- Les barrages situés en amont (Vitré) sont à saturation et ne peuvent plus retenir l’eau, donc l’eau »déborde » de façon naturelle.
- Les rivières et bras secondaires (Ille, Illet, flume, Meu) sont en crue, ce qui augmente le volume d’eau dans la Vilaine.
- Un ralentissement de l’écoulement au pont de Pont-Réan, en période de fort débit, ce secteur peut créer un effet de « goulot d’étranglement », entraînant une accumulation d’eau en amont.
De plus, plusieurs acteurs interviennent sur le bassin de la Vilaine :
- La Région Bretagne, qui gère des écluses, des clapets et certains étangs.
- L’établissement public Eaux & Vilaine qui s’occupe des trois barrages de ralentissement situés à Vitré.
- Des communes hors métropole, la Collectivité Eaux du Bassin Rennais et le Département gèrent également certains barrages.
- De nombreux propriétaires privés exploitent des étangs et des moulins.
- Rennes Métropole gère plusieurs ouvrages de ralentissement des crues. Dont cinq ouvrages de ralentissement des crues : l’ouvrage de Ville Réon à Gévezé, l’ouvrage de Petit Launay à Montgermont, l’ouvrage du Chêne Daguet à Saint-Grégoire, l’ouvrage de la Bouvetière à Le Rheu et l’ouvrage de l’Avarie à Pacé.
Il n’existe aucune possibilité de “lâcher d’eau” volontaire : l’ouvrage ne peut en aucun cas aggraver la crue. De plus, ces cinq ouvrages de très petites tailles sont situés sur les affluents de la Vilaine et sont éloignés de Bruz. Ils n’influencent pas les niveaux à Bruz.
Il s’agissait donc d’un phénomène lié aux conditions météorologiques et au fonctionnement hydraulique du fleuve, et non d’une action humaine.