Le Moulin du Boël

moulin du boel

Implanté dans l’un des sites les plus pittoresques de la vallée de la Vilaine, le moulin du Boël revêt une forme d’étrave de navire fendant le courant, très fort à cet endroit.

L’ancienne écluse (XVIe siècle) se trouvait entre la rive gauche et le moulin.
Construit en 1652, il est muni de solides contreforts et possédait à l’origine deux roues à aubes, aujourd’hui disparues.

Pour Claude Marboeuf, seigneur de Laillé, le moulin construit sur ses propriétés était une source de revenus, par l’obligation qu’il faisait à ses vassaux de l’utiliser.
En 1886 il devient la propriété d’un meunier. On continua d’y moudre le blé jusqu’à la guerre de 14-18.

En 1962, une violente tempête endommagea le site. La Municipalité s’attacha alors à sa reconstruction en partenariat avec une association bruzoise, « Le Moulin des Apprentis », puis « Les Amis du Boël ».
Actuellement, le moulin est propriété de la Ville de Bruz.

Localiser le moulin du Boël.

 

La moulin de Champcors

Moulin de champcors

Niché en bord de Vilaine, tout au nord de la commune, l’édifice n’est peut-être pas aussi célèbre que son homologue du Boël (pourtant construit bien plus tard), mais n’a rien à lui envier côté histoire. Construit vers 1014 sur ordre du Duc de Bretagne Alain III, le moulin n’a cessé, depuis dix siècles, de tirer sa force des eaux de la Vilaine pour moudre le grain. Ici, le temps est à son œuvre lente, précise, perpétuelle, presque enivrante tant on sent le poids des ans. Du moulin d’origine, il ne reste que quatre pans. L’un garde les traces d’une gravure sur pierre très émouvante : « elle date du Moyen-âge » indique Emmanuel Pivan.

La roue à aube au fond de la Vilaine

En 2000, Emmanuel a rejoint son père Guy dans l’entreprise familiale fondée par Laurent Pivan, le grand-père, en 1953. Depuis trois générations, cette famille de maîtres artisans meuniers tire de son outil ancestral une farine de grande qualité issue de blés cultivés en culture raisonnée, respectueuse de l’environnement. « nous produisons 17 000 quintaux (1700 tonnes) par an, essentiellement pour des boulangers du département ». Certes, l’outillage a un peu évolué : une turbine a remplacé la roue à aube tombée dans la Vilaine une nuit d’orage, en 1961. Mais le Moulin de Champcors n’a jamais failli. « Même pendant la guerre, Champcors tournait la nuit explique Emmanuel. Le meunier goudronnait les vitres et produisait de la farine pour les maquisards ».

Une péniche vagabonde

Domptée et aménagée, la Vilaine n’en reste pas moins un cours d’eau avec ses humeurs. « Tous les deux ou trois ans, l’eau envahit la machinerie, jusqu’à un mètre parfois, on est habitué, c’est la vie d’un fleuve ». La vie d’un fleuve, c’est aussi quand une péniche rompt ses amarres en amont, au moulin d’Apigné, et dévale la Vilaine en crue. « Mon père et ses ouvriers l’ont stoppée à quelques dizaines de mètres du moulin, avec des cordes lancées du rivage ! ». C’était au début des années 90 et cette péniche vagabonde aurait pu mettre fin à la belle histoire.

Aujourd’hui, Champcors est l’un des 10 derniers moulins en activité en Ille-et-Vilaine. Il en reste moins de 400 en France.

Localiser le moulin de Champcors.

 

Le pont de Pont-Réan

Pont de pont réan

Cet élégant pont en schiste possède neuf arches, la cinquième marquant la limite entre Bruz et Guichen.
Le pont date de la Gaule romaine, mais fut reconstruit de 1753 à 1767.
Situé sur la Vilaine, le pont de Pont-Réan est un lieu agréable où les promeneurs, qu’ils soient à pied, à vélo ou en canoë, aiment faire une halte. C’est aussi le point de départ idéal pour découvrir Bruz et la voie d’eau, grâce aux divers aménagements du site (parking, commerces…).
Pour les curieux, enfin, qui se demandent l’origine du nom de ce pont, certains disent que le mot « réant » viendrait de réance (rançon) par rapport au droit de péage qui y était perçu, mais si l’on en croit la toponymie celtique, « réan » serait le dérivé de « ran » : la grenouille.

 

Les écluses

ecluse de pont réan

Le long des berges de la Vilaine, les écluses rythment la vie du tourisme fluvial : on procède à l’éclusage en une vingtaine de minutes.

Sur le territoire de Bruz, on dénombre quatre écluses : Cicé, Mons, Pont-Réan, Le Boël.
Le chemin de halage, espace privilégié de randonnées pédestres accessibles à tout public, conduira le promeneur d’écluse en écluse à la rencontre du patrimoine architectural du canal, et de la nature paisible.

Partez à la découverte de la vallée de la Vilaine de Rennes à Redon

C’est une maison bleue. Celle-ci n’est pas accrochée à la colline, plutôt posée à fleur d’eau. Janvier 1881, décembre 1999, janvier 2007… les murs portent d’ailleurs les traces des crues de la Vilaine. Bienvenue sur l’écluse de Pont-Réan, l’une des quatre qui jalonnent le passage de la rivière à Bruz.

Le bleu, c’est l’éclusier Gaël Amossé qui l’a choisi. « La maison était un peu triste, je voulais une couleur qui fasse ressortir le blanc des murs à la chaux ». Effet garanti. Sur le camaïeu de verts profonds qui rythment le paysage fluvial, la jolie bâtisse ne passe pas inaperçue.

Gaël est l’éclusier de Pont-Réan. Avec ses collègues, en amont et en aval, il assure le passage des bateaux qui doivent franchir le sas des écluses. Il en passe six à huit par jour en moyenne. 4,70 mètres de large, 27 mètres de long, la cale est dimensionnée pour les péniches chargées du schiste rouge de Pont-Réan qui remontaient autrefois la Vilaine. Les plaisanciers ont remplacé les péniches mais il y a toujours besoin des hommes pour ouvrir et refermer les portes.

Adresse : 5 Chemin de Halage, Bruz.